10/12/2015         

Flore et faune


La flore

Aucune espèce végétale recensée au PNLB n’est rare. Par contre Salicornia europea (ou Salicornia senegalensis) a été signalée comme endémique au Sénégal par l’UICN. De plus, la zone était riche en Lawsonia inermis qui cependant n’est plus observé probablement à cause de la forte salinité.

Les plantations de filaos (Casuarina equisetifolia) jouent un rôle essentiel dans la lutte contre l’érosion. Elles constituent un attrait dans le paysage du PNLB. Par ailleurs, la dune bordière est bien représentée sur le segment médian où les reboisements sont réalisés pour stabiliser le cordon. Des dunes embryonnaires de type nebka sont piégées à l’arrière ou à l’avant des dunes bordières. D’autres dunes en croissant de type pseudobarkhane sont présents et mal fixées sur le segment distal. Egalement, les vergers avec des cocotiers constituent un patrimoine de la zone.

En plus des espèces reboisées, on peut observer Cyperus maritimus sur le revers du cordon, des poches de mangrove et de Sporobolus spicatus sur la face interne de l’unité dont la mise en place remonte au subactuel, soit 2 000 ans avant JC.

Outre la végétation exotique destinée à stabiliser le sable (filaos et prosopis), l’étage supérieure de la végétation spontanée est dominée par la mangrove avec deux espèces (Avicenia et Rhizophora actuellement en expansion progressive dans les vasières). Le tapis herbacé est dominé par Salicornia, Ipomaa pescaprae, Alternanthera maritima, Paspalum, Sesuvium portulacastrum, Phragmites australis, Eragrostis sp. Les figuiers de Barbarie ou cactus (Opuntia tuna) prolifèrent et envahissent les terres.

Quant à la flore marine, aucune étude n’a été effectuée dans le PNLB mais on peut néanmoins signaler la présence d’algues.

Les différents types de végétation du PNLB

La Faune

Elle est représentée au total par 141 espèces réparties en 98 genres comprenant 124 espèces d’oiseaux réparties en 85 genres, 9 espèces de mammifères et 8 espèces de reptiles (tableaux en annexe 5).

a. Les oiseaux

En ce qui concerne la faune aviaire, on distingue selon Hauser (2004) :

  • Espèces locales : 51 espèces locales parmi lesquelles le grand cormoran africain (Phalacrocorax africanus), l’aigrette à gorge blanche (Agretta gularis), le Héron mélanocéphale (Ardea elanocephala) ; 10 espèces marines dont la sterne royale (Stema maxima albididorsalis), la mouette à tête grise (Larus cirrocephalus ) et le goéland railleur (Larus genei) ; 21 espèces des steppes parmi lesquelles le petit pic gris (Dendropicos elachus), le téléphone tchagra (Tchagra senegalensis ) et le barbican vieillot (Lybius vieiloti).
  • Espèces migratrices : 29 espèces migratrices paléarctiques dont le balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) et l’aigrette garzette (Egretta garzetta).

Le PNLB se situe sur la route de migration de nombreux oiseaux d’eau, en particulier les limicoles

.

La faune aviaire est répartie selon les deux principaux écosystèmes aquatique et terrestre :

  • zone de nourrissage très recherchée par les oiseaux d’eau (vasières de Douti et le Lawmar pour les limicoles qui consomment des petits invertébrés, eaux fluviales et marines pour les piscivores), et
  • zone de reposoir (banc de sable, îlot, filaos).

Au niveau estuarien et marin, (sur la Langue et à l’îlot aux oiseaux), on observe des oiseaux marins, des limicoles migrateurs et afrotropicales. Le parc est réputé pour les nombreuses espèces qu’il héberge, soit en stationnement, soit pour la reproduction. On note la présence du Pélican gris, le Pélican blanc, en plus des colonies de Mouettes à tête grise Larus cirrocephalus (3 000 couples), de Goélands railleurs Larus genei (2 000 – 3 000 couples), de Sternes royales Sterna maxima (2 000- 3 000 couples), de Sternes caspiennes Sterna caspia (150 couples), de Sternes naines Sterna albifrons (35 couples), d’Aigrettes à gorge blanche Egretta gularis (126 couples en 1998).

Ilot aux oiseaux du PNLB

Il est également important pour la reproduction et l’hivernage de la Sterne Hansel, Sterna nilotica, en limite sud de son aire de reproduction (200 couples nicheurs en 1984). Le Goéland d’Audoin Larus audouinii est noté sur le fleuve avec un maximum de 17 oiseaux. Les Sternes caugeks et les Sternes naines, les Flamants roses et les Spatules d’Europe y sont aussi recensées parfois avec des effectifs importants.

Le site est également connu pour son importance pour l’hivernage du Balbuzard pêcheur Pandion haliaetus.

La Langue de Barbarie qui reçoit près de 1,5% des oiseaux du Nord du Sénégal et la Réserve de faune de Guembeul située à proximité, fonctionnent de manière complémentaire pour de nombreuses espèces pour lesquelles il est possible de visualiser les échanges entre les différents sites.

b. Les mammifères

Les mammifères sauvages du PNLB sont représentés par le lièvre à oreille de lapin (Lepus crawschayi), l’écureuil fouisseur (Xerus erythsopus), le singe patas (Erythrocebus patas), la mangouste (Herpestes ichneumen), le rat palmiste (Cricetomys gambianus), la zorille commune (Ictonix striatus), la genette commune (Genetta genetta) et le chacal commun (Canis aureus).

Deux espèces de mammifères marins fréquentent les eaux du PNLB depuis 2005 : le dauphin (Delphinus delphi) et le phoque moine (Monachus monachus).

c. Les invertébrés

Les invertébrés du parc ne sont pas recensés. Mais on note la présence de mollusques, de crabes, de crevettes et d’insectes divers.

d. Les Reptiles

Les reptiles terrestres recensés sont le varan du Nil (Varanus niloticus), la vipère heurtante (Bibis arietans), la couleuvre (Psammophis elegans), le mamba noir (Dendroaspis polylepsis) et les tortues marines.

La Langue de Barbarie est un site de fréquentation et de reproduction des tortues marines qui représente d’ailleurs l’emblème du parc. Trois espèces y sont signalées : la Tortue verte (Chelonias mydas), la Tortue caouanne (Caretta caretta) et la Tortue luth (Dermochelys coriacea). Cependant le long des plages, les tortues sont victimes des captures accidentelles, de dérangements (présence humaine, aménagements touristiques) et de l’érosion côtière. Elles deviennent de moins en moins fréquentes. De plus, l'accumulation de sacs en plastique dans les eaux du Parc et de l’Aire marine protégée de Saint-Louis contiguë constitue pour elles un risque mortel.

e. Les poissons

La faune ichtyologique du PNLB et de sa périphérie n’est pas connue avec précision. Depuis 2000, 46 espèces marines, estuariennes et fluviales (cf tableau en annexe), réparties en 41 genres, ont été recensées.

Les espèces les plus abondamment pêchées dans l’estuaire sont les tilapias (Sarotherondon melanotheron), les mulets (surtout Mugil Cephalus), les ethmaloses (Ethmalosa fimbriata) et les machoirons (Chrysichthys migrodigitatus).

Selon certaines études, on estime que, depuis la construction du barrage de Diama, la composition de l'ichtyofaune n'aurait pas véritablement changé. Cependant, il est observé une diminution des tailles et des quantités. Les espèces les plus touchées seraient: les « Ndiané » (Polydactylus quadrifilis), les « Dème» (grands individus de Mugil Cephalus), les « Rome » (petits individus de Mugil Cephalus), les « kong» (Arius spp.) et les « law » (Dasyatis margarita et D. margaritella). Par ailleurs, les seules espèces dont la densité aurait augmenté sont les «Sèce» (Chrysichthys nigrodigitatus), les « Wasse» (Sarotherodon melanotheron, Tilapia guineensis) ainsi que « Korogn khadre » (Pomadasys jubelini).

En effet, depuis l’ouverture du Canal de délestage, il est noté sur le bas delta une réduction des quantités de poissons fluviaux (ethmalose, mulet) et des crevettes, contre une augmentation de la population de carpes. La densité de poissons aurait notamment diminué fortement autour de l’île aux oiseaux. A contrario, le bief entre la nouvelle embouchure et St-Louis serait devenu plus poissonneux et plein de crevettes.

Répartition de la faune dans le Parc

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Le Parc national de la Langue de Barbarie est l'un des six parcs nationaux du Sénégal. Il est situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Saint-Louis du Sénégal vers l'embouchure du fleuve Sénégal.

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